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  • : organiser des loisirs et proposer des séjours de vacances à des enfants et adolescents particulièrement issus d’un milieu social défavorisé.

La veillée

 

Marius

26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 08:20

Grâce à Gaby Gabrielli qui me l'a prêté, j'ai pu scanner le carnet de Chants que nous avions dans les camps et les colos que nous faisions dans les années 50/60 sous l'égide de Marius Grassi, alors curé à la cathédrale.
Au rez de chaussée de la maison 
où il habitait, au n°4 de la rue Bellando de de Castro, nous avions le local de notre groupe où était entreposé tout le matériel que nous utilisions pour nos camps et sorties : tentes, matériel de cuisine, etc.
Et notamment la fameuse Ronéo à encre de Chine qui nous permettait d'éditer les documents tapés sur les non moins fameux stencils. Que de mains et de vêtements noircis à cause de l'encre que crachait cette machine infernale (on était loin des imprimantes laser multifonctions que nous utilisons aujourd'hui).
Tout cela pour vous donner une idée du gigantesque travail qu'a constitué l'édition à plus d'une centaine d'exemplaires de ces Carnets. La finition (piqûre et agrafes) s'est faite chez notre sellier Serra (le papa de Ghislaine et Claude) à la rue des Roses. Il réparait aussi nos tentes canadiennes souvent en mauvais état au retour des Grands Camps de juillet dans les forêts européennes et de la Colonie d'août à Pierrevert.
Voilà, tous ces souvenirs et beaucoup d'autres ont refait surface en ayant ce Carnet entre les mains, 60 ans après avoir participé à sa création (preuve de la solidité de la fabrication).
Petite remarque : ces chansons que nous connaissions par cœur à l'époque, et encore pas mal maintenant, étaient chantées lors des marches, des veillées et autres feux de camp.
Merci encore à Gaby de l'avoir conservé (je dois sans doute en avoir un aussi, mais où ?) et prêté pour que nous puissions en profiter aujourd'hui.

Carnets de chants : "les origines" par Charly Perisi
Published by jeunesse&avenir - dans La veillée
28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 15:49

 

 Journée débroussaillage
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Dimanche 26 juin,

au chant du coq, un mini bus gris était déjà sur la route reliant Monaco à Pierrevert,à l’intérieure la fameuse brigade verte « des enfants de Pierrevert »,renault 3 Denis, les frères Puons, Laurent et Albert, Jean-Marc, ainsi que les frères Elena, Steph et Yann, et surprise et oui, le toujours jeune Mr Minioni dit ‘’le président’’. Nous sommes partis les  débroussailleuses en  bandoulières, scies, cisailles, tronçonneuses à la main, afin d’exterminer les mauvaises herbes et branches encombrantes. A notre arrivée au camp de base, un petit déjeuner copieux nous attendait, puis réunion de l’état major (Denis et Marc) pour attribuer à chacun une tache bien précise, Laurent et Yann débroussailleuse direction terrain de jeux, IMG00180-20110626-1428Albert et jean- marc râteau  meme direction pour un ratissage, le président débroussailleuse direction terrain des tentes suivi de Steph, râteau à la main. Pour l’état major, Marc au fourneau pour la collation de 11h, Denis, nettoyage de la gouttière et de l’arrière de la maison. On se sentait investis d’une mission, préparer le terrain pour le démarrage du camp. Le travail dura deux heures, deux heures de chaleur et de dur labeur, mais le jeu en valait la chandelle, car le 52 camp de Pierrevert  sera prêt.

11h retour à la cuisine pour la collation, fatigués mais contents de nous, malgré les pertes considérables que nous avions enduré, les soldats Laurent, Yann, et René dit ‘’ le président’’ on cassé durant cette mission de haute importance et à mainte reprise le fil de leur machine.

Une collation richement garnie, pissaladière maison, vin du pays, mais vite avalée car la mission n’était pas finie, pendant que René dit le ‘’président’’ avec Yann continuaient le terrain des tentes, Laurent s’attaquait au marabout, Denis, Albert, Steph et Jean-Marc ont nettoyé les abords du camp, rien n’était laissé au hasard.

12h30 le nettoyage complet du camp était enfin terminé, une dernière  mission, nous a été confié, sortir toutes les tables et les chaises, et les installées, aussitôt demande aussitôt fini.

Après le nettoyage des troupes, dans l’eau de la source, qui coule toujours et bien fraiche, l’apéritif était servis sous l’œil envieux de Denis, (conducteur du mini bus ne pouvait être servis),et après le fameux bon appétit on passa à table, pour un repas,et quel repas... fleure de courge, daube en sauce avec ses tagliatelles, plateau de fromage, et la fameuse salade de fruits du camp ,que toute la France nous envie, le tout accompagné d’un vin rosé du pays (toujours sous l’œil de Denis) un véritable festin .Un dernier regard sur le grand terrain de jeux de notre enfance, et à ce moment la nostalgie nous a gagnée, et le cœur serré on a du partir, se promettant de venir sentir l’air du camp, les cris des colons, les ohé des moniteurs, le bon appétit de midi.

Et oui Pierrevert restera à jamais en nous.

 

La brigade verte

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 17:45

 la légende de Saint-Patrice

 

 

 

 Saint Patrick2

L'homme se tenait immobile dans le vent.

Le mistral qui soufflait depuis deux jours

avait chassé les nuages lourds qui

venaient de là-haut vers Montfuron. La longue

limousine de brebis étirait un peu plus vers l'azur la

silhouette hiératique tournée vers Sainte-Tulle. Et,

pour qui montait du Chaffère, le pastre paraissait

figé sur la colline, dernier sursaut de Pierrevert

avant la descente sur la vallée de la Durance.

L'homme,c'était Patrice, le berger de la

communauté. Il avait l'habitude de mener là les

brebis de Monseigneur Pierre de Bernier, entre Crau

et Saint Michel.Patrice avait trois passions: ses bêtes qu'il avait  mises  à  l'adretles  simples  qu'il cueillait à longueur d'année au gré de ses parcours et celui qui était son saint patron: Patrice l'irlandais, dont on lui avait toujours dit qu'il avait  été savant dans l'art des herbes, justement.

 

Patrice,  n'était  pas  très  intelligent,  mais  ce  qu'il savait, il le savait bien et les plantes du Bon Dieu l'avaient rapproché de Saint-Patrice à qui il vouait une admiration  sans bornes. Et il avait asquis au grès des ans une solide culture botanique. La baasse n'avait pas de secret pour lui, il connaissait toutes les vertus du bre d'ai, mento et serpoul entraient dans toutes les tisanes de sa composition. Car si dans le village, Patrice passait pour niais dans les choses de la vie, il était un domaine dans lequel il n'avait pas son pareil, c'était celui des remèdes

qu'il fabriquait avec les simples.

On venait de fort loin pour lui demander de

fabriquer pour un emplâtre ou de composer une

décoction, toutes préparations qui faisaient

merveille et qui avait forgé sa renommée.

Or, en cet an de grâce 1631, un mal

terrible sévissait dans la vallée, là-bas

où l'air malsain prenait un malin plaisir

à drainer les miasmes depuis la lointaine Marseille.

Aussi, Patrice avec ses remèdes attirait-il tous ceux

qui voulaient se soigner et fuir la plaine. Pierrevert

avait échappé à ce terrible fléau qu'était la peste,

mais tous ces gens qui venaient d'en-bas menaçaient

la santé des gens d'ici. C'est pourquoi Messire de

Bernier et la communauté avaient-ils enjoint à

Patrice d'aller administrer ses potions et ses remèdes

directement dans la vallée.

Patrice était arrêté là sur le chemin de

Sainte Tulle tournant le dos à son village

natal, mais une force indicible le retenait,

l'empêchant d'aller plus loin. Sa pauvre tête n'en

pouvait plus: la tristesse de se voir rejeté le disputait

à son impuissance à guérir le mal.

 

- Buon San Patriço, venès m'ajuda...

A peine ces mots avaient-ils été prononcés qu'un

veil homme apparut. L'ample manteau qui

l'enveloppait ne parvenait pas à masquer la forme

d'un objet assez volumineux qu'il portait sur son

ventre. Notre berger fut pétrifier par cette apparition

aussi étonnante qu'imprévue.

 

-C'est moi Patrick, j'arrive de ma lointaire Irlande.

Je te connais, je t'aime bien. Je sais que tu as besoin de moi. Tiens, ajouta-il en ouvrant son manteau, prends cette gourde, j'y est mis un liquide de ma fabrication. Retourne à Pierrevert et donnes-en à tes parents, à tes amis, à ton seigneur: en quelques jours la peste aura disparu des environs.

Dès que  Patrice  eu pris  la  gourde,  l vieillard s'envola  comme  il  était  arrivé.  Le  jeune  homme exécuta    les    ordres    de    son    saint-patron    et, effectivement,  en  peu  de  jours,  la  peste  disparut complétement.

Depuis  cette  époque,  Pierrevert  vénère Saint   Patrice   comme   patron   de   la paroisse. Et à l'endroit de la miraculeuse

rencontre fut construite la chapelle portant le nom du saint irlandais.

Saint Patrice

 

 Patrice (Patrick) est né vers 380 en Ecosse

 Son  père, membre de  la société   romaine   chrétienne   était

d

écurion.  A  seize  ans,  il  fut  enlevé  par  des pirates irlandais qui l'emmenèrent dans leur île. Patrick fut berger pendant six années. Il réussit 

à

s'enfuir et gagna la Gaulle, lérins et Auxerre où il étudia sous la direction de Saint-Germain. Ordonné diacre puis évèque, il regagna l'Irlande vers 432. Il y avait déjà des chrétiens et Patrick installa son siège épiscopal à Armagh, organisa

l'Eglise d'Irlande en créant des diocèses et en 
établissant
des monastères qui contribuèrent à

l'évangélisation de l'île.

Il mourut probablement en 461. Il a laissé une sorte d'autobiographie "Confession Patrick"  et une "Lettre" à Coroticus, Prince du "Pays de Galles".

Il est le patron de l'Irlande qui lui doit le trèfle comme emblème. Sa fête de célèbre avec  une grande solennité à New York et en Irlade le 17 mars et, à Pierrevert, le Lundi de Pentecôte.

 

 

Chapelle Saint Patrice

  la chapelle ST Patrice

La l gende de St Patrice-1 La l gende de St Patrice-1  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Published by denis - dans La veillée
19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 16:19
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Pierrevert

Capitale viticole des Alpes de Haute Provence

La première mention de Pierrevert se trouve dans un cartulaire de 1113 concernant la chapelle de la Done, sous la forme Petra-Viridis, ce qui signifie Pierre Verte.

Pierrevert est en effet perché sur une épine dorsale en mollasse (grès tendre mêlé d'argile et de quartz) imbibée d'eau, ce qui expliquerait l'adjectif vert, de tout temps la roche a en effet été tapissée de lierre ou d'herbe.resizer-1.php

Le fief principal  du village (il n'en reste plus trace), appartenait aux Bernier, famille noble d'origine italienne qui l'avait acheté en 1610 à la Duchesse de Ventadour, fut en constante rivalité jusqu'à la Révolution avec les sous-fiefs disséminés dans la campagne alentour, en particulier avec le plus important, Sainte-Marguerite, vers Régusse.
Le blason de Pierrevert vient d'ailleurs de la famille propriétaire de ce sous-fief, les Tributiis, eux aussi originaires d'Italie et dont les armoiries étaient de bande d'argent et d'azur de six pièces, au chef de gueule, chargé d'un renard d'or.

Perché sur son rocher, Pierrevert était légèrement à l'écart de la Grande Route de Manosque-à-Pertuis qui passait au bas de la Couosto, devenue la départementale 6 reliant les Alpes-de-Haute-Provence au Vaucluse. Au village même, ne montait par le Portail Saint-Joseph qu'un chemin venant de Manosque pour en ressortir par le Portail de Beaumont, aujourd'hui détruit,  vers Beaumont-de-Pertuis et Sainte-Tulle.

Longtemps, Pierrevert est resté cantonné à son rocher, protégé par des remparts élevés au XIIe siècle, reconstruits en 1547 puis détruits en grande partie par le tremblement de terre de 1701.

Ses habitants vivaient de la culture vivrière, vigne, fruits, oliviers, orge, avoine, blé, légumes du potager et de quelques bêtes. La vigne prit le pas au début du XXe siècle. La Cave coopérative fut créée en 1925, à l'initiative du Maire Auguste Bastide et deux domaines suivirent.

Avec l'arrivée du CEA de Cadarache et le développement des transports, Pierrevert, village le plus proche de Manosque, s'étendit en lotissements résidentiels à partir des années 60 tout en conservant une qualité de vie appréciable dans un écrin de verdure. 
Published by denis - dans La veillée